dimanche 25 octobre 2026 · Amsterdam
Plateforme média
hôtellerie & gastronomie
AMUSE.
VinTenterden

Chapel Down relève ses prévisions grâce à ses effervescents

Les ventes nettes progressent de 19 %, à 9,4 millions de livres, au premier semestre et la marge s'améliore. Le domaine du Kent reste déficitaire, mais vise des profits supérieurs aux attentes et un grand millésime 2026.

Chapel Down Bar, Distillery and Restaurant building at King's Cross with curved grey metal facade and planters
Photographie · Photo: Ewan-M · flickr · CC BY-SA 2.0

Chapel Down a relevé ses prévisions de bénéfices pour 2026 après une hausse de 19 % de ses ventes nettes, à 9,4 millions de livres, sur les six mois clos le 30 juin, a annoncé le 23 septembre, avec ses résultats semestriels, le producteur de vins effervescents anglais du Kent. Le conseil s'attend désormais à un EBITDA ajusté annuel « nettement supérieur aux attentes du marché ».

La marge brute a gagné 3,5 points, à 49,6 %, et l'EBITDA ajusté a progressé de 27 %, à 1,3 million de livres, selon The Grocer. L'entreprise reste déficitaire : sa perte avant impôts s'est réduite de 20 %, à environ 550 000 livres, contre 687 000 un an plus tôt. The Grocer indique que la nouvelle prévision place l'EBITDA annuel au moins 10 % au-dessus du consensus, que la mise à jour de juillet de la société fixait à 3,7 millions pour 22,1 millions de ventes nettes.

Le directeur général, James Pennefather, a évoqué « une croissance dans tous les canaux, des parts de marché en hausse et une dynamique continue » pour la gamme d'effervescents en méthode traditionnelle, qui représentait déjà en juillet 74 % des ventes de vin, contre 70 % un an plus tôt. Il a aussi cité les millennials qui débouchent un effervescent pour des occasions informelles, comme un anniversaire. L'action a pris 5,4 % ce jour-là, à 48,5 pence, selon l'agence PA reprise par LBC.

L'effervescent anglais se paie désormais face au champagne ; le bénéfice avant impôts reste à venir.

Chapel Down grandit plus vite à l'étranger

Le détail publié en juillet montre d'où vient l'argent. Les ventes en distribution, surtout en supermarché, ont augmenté de 18 %, à 4,4 millions de livres ; Chapel Down a progressé de 20 % dans une catégorie des effervescents anglais en hausse de 15 %. Restaurants et bars ont ajouté 18 %, à 1,5 million, le vin étant désormais servi dans 2 750 établissements, avec de nouveaux référencements au Gordon Ramsay Group et chez Handpicked Hotels. La vente directe aux particuliers n'a progressé que de 4 %.

L'international pèse encore peu, 0,8 million de livres, mais a bondi de 66 %. Grâce à son partenariat avec Jackson Family Wines, la marque est désormais vendue dans 31 États américains et 250 magasins Whole Foods, et dans 19 marchés au total. Le prix regarde droit vers la France : l'entreprise affirme que son effervescent se vend à un indice de 92 face au champagne. Les bulles anglaises trouvent aussi de nouvelles vitrines : le vin effervescent anglais vole désormais avec Emirates.

Une vendange 2026 chaude dans le Kent

Au 23 septembre, plus de la moitié des raisins de 2026 avaient été récoltés, et l'entreprise attend un millésime « de grande qualité » après une gelée tardive en mai et un été chaud et sec. « La région anglaise entre dans une période de plusieurs décennies de bonnes températures pour nos vignes, qui étaient encore vertes et en bon état malgré très peu de pluie », a déclaré James Pennefather.

La même chaleur change les règles de l'autre côté de la Manche, où la Champagne a dû relever sa limite d'alcool pour la vendange 2026. La dette nette de Chapel Down s'élevait à 14 millions de livres à mi-année, pour une ligne de crédit portée à 25 millions. Un point sur la vendange suivra la fin de la récolte ; d'ici là, la révision décrit une entreprise qui vend plus, avec de meilleures marges, mais n'a pas encore dégagé de bénéfice avant impôts sur le semestre.

Amuse Mensuel

Le meilleur du mois,
une fois par mois.

Les ouvertures du mois, les chefs à suivre, les recettes et les chiffres qui comptent. Une fois par mois dans votre boîte, cinq minutes, rien d’autre.

Les espaces sponsorisés sont toujours signalés. L’éditorial n’est jamais à vendre.

Ce qui arrive dans votre boîte

  • Les adresses à réserver ce mois-ci
  • L’ouverture dont tout le monde parle
  • Les recettes du mois, des cuisines que nous couvrons
  • Les chiffres qui comptent, avec leur source