mardi 29 septembre 2026 · Amsterdam
Plateforme média
hôtellerie & gastronomie
AMUSE.
AffairesZurich

Salaires minimaux de l'hôtellerie-restauration suisse : +0,6 %

Cuisiniers, serveurs et personnel hôtelier sous convention collective nationale obtiennent une hausse calquée à la décimale sur la prévision officielle d'inflation, pendant qu'une nouvelle CCNT se négocie.

Salle à manger lambrissée de pin d'une auberge de montagne suisse, menus posés sur la table
Photographie · Photo: Whgler · Wikimedia Commons · CC BY-SA 4.0

Les salaires minimaux de l'hôtellerie-restauration suisse augmenteront de 0,6 % au 1er janvier 2027, ont annoncé le 28 septembre les associations patronales et les syndicats signataires de la convention collective nationale de la branche. Le chiffre correspond, à la décimale près, à l'inflation que la Confédération attend pour l'an prochain.

La hausse s'applique à toutes les catégories salariales de la CCNT, la convention collective qui couvre restaurants, hôtels et entreprises de restauration collective dans tout le pays. Un employé sans formation professionnelle touchera au moins 3 735 francs par mois, contre 3 713 aujourd'hui. Les titulaires de l'attestation Progresso passent à 3 967 francs, le personnel titulaire de l'attestation fédérale de deux ans (AFP) à 4 094 francs et celui qui détient le certificat fédéral de capacité de trois ans (CFC) à 4 555 francs.

En francs, la hausse reste modeste : 22 de plus par mois en bas de l'échelle, 27 pour un cuisinier ou un serveur titulaire d'un CFC et 32 dans la catégorie la plus élevée, réservée au personnel ayant réussi un examen professionnel, où le minimum atteint 5 325 francs. Pour les contrats saisonniers, les nouveaux montants s'appliquent dès le début de la saison d'été, le 1er mai 2027.

La hausse de 2027 maintient les plus bas salaires de l'hôtellerie-restauration au niveau des prix, et pas un franc de plus.

Comment sont fixés les salaires minimaux de l'hôtellerie-restauration suisse

Le chiffre n'a pas été négocié cet automne. En 2025, les six partenaires sociaux, GastroSuisse, HotellerieSuisse et la Swiss Catering Association côté employeurs, Hotel & Gastro Union, Syna et Unia côté personnel, sont convenus que les minimums de 2026 et de 2027 suivraient simplement l'inflation annuelle moyenne prévue chaque septembre par le Secrétariat d'État à l'économie (SECO). L'objectif était de sortir les salaires de la table pendant la réécriture de la convention elle-même.

Le groupe d'experts de la Confédération a publié cette prévision à la mi-septembre : 0,6 % d'inflation en 2026 comme en 2027, avec une croissance du PIB relevée à 1,7 % pour cette année et un chômage autour de 3 %. L'an dernier, le même mécanisme avait produit une hausse encore plus mince, de 3 706 à 3 713 francs par mois pour le personnel sans formation.

Le reste du cadre ne change pas : une semaine de 41 heures en règle générale, 43,5 heures dans les établissements saisonniers et 45 heures dans les petites entreprises, cinq semaines de vacances payées et six jours fériés payés par an, selon GastroJournal, le journal professionnel édité par GastroSuisse.

Une nouvelle convention collective pour 2028

La vraie négociation se joue ailleurs. Les discussions sur une nouvelle CCNT, qui remplacera le texte en vigueur depuis 2017, ont commencé au dernier trimestre 2025. Les partenaires visent une approbation du résultat par leurs instances début 2027 et, si possible, une application dès le 1er janvier 2028, dans une branche qui emploie quelque 270 000 personnes selon GastroSuisse.

Le recrutement sert de toile de fond bien au-delà de la Suisse, des 22 000 postes vacants en salle dans la restauration aux nouveaux planchers salariaux comme le salaire minimum des livreurs de repas en Australie. En Suisse, la hausse de 2027 maintient les plus bas salaires de l'hôtellerie-restauration au niveau des prix, et pas un franc de plus.

Amuse Mensuel

Le meilleur du mois,
une fois par mois.

Les ouvertures du mois, les chefs à suivre, les recettes et les chiffres qui comptent. Une fois par mois dans votre boîte, cinq minutes, rien d’autre.

Les espaces sponsorisés sont toujours signalés. L’éditorial n’est jamais à vendre.

Ce qui arrive dans votre boîte

  • Les adresses à réserver ce mois-ci
  • L’ouverture dont tout le monde parle
  • Les recettes du mois, des cuisines que nous couvrons
  • Les chiffres qui comptent, avec leur source