Élan Amsterdam : l'équipe de Roux reprend l'ancien Maris Piper
Roos Bierhoff, Allon Niesen et le chef Sebastiano Guglielmucci ouvrent début novembre sur la Frans Halsstraat un restaurant à la carte de 120 couverts, plats de 25 à 30 euros.

Élan Amsterdam ouvre début novembre sur la Frans Halsstraat, où les propriétaires du restaurant Roux, dans le Jordaan, Roos Bierhoff et Allon Niesen, reprennent le local d'angle qui abritait Maris Piper puis, depuis mars, Neo Bistro. Le chef de cuisine de Roux, Sebastiano Guglielmucci, en devient chef et associé, a rapporté Misset Horeca le 25 septembre.
L'adresse se situe à la limite de De Pijp et d'Oud-Zuid et elle est vaste pour la ville : environ 120 couverts à l'intérieur et une cinquantaine en terrasse, selon Misset Horeca. Roux, sur la Westerstraat, est une cuisine d'inspiration française dans une salle plus petite ; Élan doit tourner à un autre rythme.
Ce que servira Élan Amsterdam
Une salle de 170 places avec des plats à 25 ou 30 euros a besoin de volume chaque soir.
Le projet : une carte accessible aux portions généreuses et quelques grands plats à partager, des entrées autour de 15 euros et des plats entre 25 et 30 euros, avec une carte des vins abordable. Les propriétaires comparent l'idée à un dîner chez des amis : une bonne cuisine et de l'attention pour le client, sans cadre guindé, écrit Entree Magazine. L'intérieur mêle marbre, miroirs, bois, cuir et murs bruts.
Le nom évoque en français l'énergie et l'élan. Niesen présente aussi l'opération comme un choix de ressources humaines : un second restaurant laisse à Guglielmucci la place de grandir et aux cuisiniers de Roux celle de monter en grade. Dans une ville où l'on retient difficilement le personnel de cuisine, une perspective d'évolution fait partie du plan d'affaires.
Pour situer cette ouverture, notre guide que manger à Amsterdam passe en revue les plats et les quartiers alentour.
Un angle de rue qui change sans cesse de mains
Le local a connu une année agitée. Maris Piper est passé à Vagarsh Mogatseljan après la scission du Breda Group, qui l'a relancé en mars 2026 sous le nom de Neo Bistro, un bistrot d'inspiration européenne. Six mois plus tard, il change de nouveau de propriétaires. Le marché est plus stable que cette histoire ne le laisse penser : les faillites dans l'hôtellerie-restauration néerlandaise reculent après le pic de l'an dernier.
Le test d'Élan tient de l'arithmétique. Une salle de 170 places avec des plats à 25 ou 30 euros a besoin de volume chaque soir, pas seulement d'un bon mois d'ouverture.


