Benoît Castel, meilleur pâtissier du monde, ouvre à Paris
Quelques semaines après son titre UIBC à Singapour, le chef breton ouvre sa quatrième adresse parisienne, entre café, déjeuner et pâtisserie tout au long de la journée.

Benoît Castel, sacré Confiseur du Monde par l'UIBC en juillet, ouvre mi-septembre sa quatrième adresse parisienne, un lieu ouvert toute la journée entre café, boulangerie et restaurant, au 6 rue Paul-Bert, dans le 11e arrondissement.
Le pâtissier breton, 54 ans, a reçu ce titre à Singapour le 14 juillet 2026, la plus haute distinction de l'union internationale pour le métier. Il dirige la nouvelle adresse avec sa fille Margot et son chef boulanger, Romain Montbabut, aux côtés de deux boutiques à Ménilmontant et d'une rue Jean-Pierre Timbaud.
« J'ai une mission : être champion du monde tous les jours dans ma boutique, pour mes clients », a déclaré Castel après le prix. « Notre travail n'est pas anodin : chaque jour, nous fabriquons des choses que les gens mettent dans leur corps. »
Un titre change ce que les clients attendent, pas ce qu'il pose sur le comptoir.
Café, déjeuner, puis pâtisserie
L'adresse de la rue Paul-Bert est ouverte de 7h30 à 20h et change de registre au fil de la journée : café de spécialité le matin, un menu déjeuner de cuisine de saison à midi, puis le comptoir boulangerie-pâtisserie l'après-midi. C'est l'espace le plus ambitieux de Castel à ce jour, pensé pour porter trois services différents plutôt qu'un seul.
Castel est surtout connu pour un chou au chocolat dont il plaisante qu'il provoquerait des émeutes s'il cessait de le faire, et pour finir chaque création d'un petit sablé festonné au beurre, clin d'œil à sa Bretagne natale. Les fruits et légumes de ses propres jardins et vergers là-bas sont livrés aux boutiques parisiennes.
De la cuisine d'Hélène Darroze à ses propres fours
Castel s'est formé auprès d'Hélène Darroze, à l'Hôtel Costes et à La Grande Épicerie de Paris avant de lancer sa propre affaire en 2012. Il voulait devenir cuisinier dès l'âge de sept ans, puis s'est tourné vers la pâtisserie à dix ans après avoir assisté à une démonstration de sculpture sur sucre.
La nouvelle adresse met son propre produit et le nom de sa fille sur une quatrième vitrine, dans une ville qui ne manque pourtant pas de pâtissiers décorés. Le pari de Castel est que le titre change ce que les clients s'attendent à trouver derrière le comptoir, pas ce qu'il y met.
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