Que manger à Mexico : 10 plats et où les trouver
Des tacos al pastor taillés sur la broche au mole madre de Pujol, dix plats qui définissent la capitale mexicaine, avec adresses, jours d'ouverture et prix en pesos.

Que manger à Mexico ? Du maïs, des piments secs et la rue : des tacos al pastor taillés sur la broche, des tostadas bien garnies au marché, une barbacoa d'agneau le week-end au petit matin et des moles qui demandent des jours de travail. Ne repartez pas sans avoir mangé debout au comptoir d'une taquería à la nuit tombée, ni sans un long déjeuner à une table de poisson dans le quartier de Roma.
La capitale cuisine avec le garde-manger de tout le pays. Le maïs nixtamalisé est à la base de presque tout, des dizaines de piments secs font le travail qu'ailleurs font le fond et le beurre, et chaque vague migratoire a laissé un plat : la broche libanaise devenue al pastor, le churro espagnol, la barbacoa cuite en fosse de l'État voisin d'Hidalgo. Depuis l'arrivée du Guide Michelin au Mexique en 2024, la haute cuisine attire davantage l'attention, mais la ville mange encore surtout dans la rue, où un taco coûte quelques dizaines de pesos. Si vous descendez aussi vers le sud, notre guide que manger à Oaxaca présente moles, tlayudas et mezcal.
Les prix sont en pesos mexicains (MXN) et proviennent des cartes et de relevés récents ; dans la rue, ils bougent vite, prenez-les comme des fourchettes.
Mexico mange encore surtout dans la rue, où un taco coûte quelques dizaines de pesos.
Tacos al pastor chez El Vilsito, Narvarte
Du porc mariné au piment et à l'achiote, empilé sur une broche verticale, le trompo, coiffé d'un ananas et taillé directement sur de petites tortillas de maïs. C'est le taco que viennent chercher la plupart des visiteurs, héritier du chawarma apporté à Puebla par les immigrés libanais.
El Vilsito, avenida Universidad 248 dans le quartier de Narvarte, est un garage le jour et une taquería la nuit, et figure dans la sélection du Guide Michelin. Comptez environ 25 pesos le taco et 100 à 200 pesos par personne. Pour le refaire chez vous, suivez notre recette des tacos al pastor.
Tacos de suadero chez Los Cocuyos, Centro Histórico
Le suadero est une fine pièce de bœuf cuite lentement dans sa propre graisse sur une plaque bombée, jusqu'à être fondante à cœur et croustillante sur les bords. Le campechano la mélange avec de la saucisse longaniza ; la langue est l'autre commande que défendent les habitués.
Los Cocuyos, un comptoir étroit au 56, calle Bolívar, en activité depuis 1980 et ouvert jour et nuit, figure lui aussi au Guide Michelin. Les prix sont ceux d'un stand de rue : environ 25 à 40 pesos le taco.
Tostadas au thon chez Contramar, Roma Norte
Gabriela Cámara a ouvert Contramar en 1998, et ses tostadas de atún, du thon cru sur une tortilla croustillante avec mayonnaise au chipotle, poireau frit et avocat, sont copiées dans toute la ville depuis. L'autre signature est le pescado a la talla, un poisson ouvert en portefeuille et grillé moitié au piment rouge, moitié aux herbes vertes.
Le restaurant, au 200, calle Durango, est une institution du long déjeuner mexicain, du milieu d'après-midi jusqu'au soir. Une assiette de quatre tostadas coûte 420 pesos à la carte actuelle ; prévoyez quelques centaines de pesos par personne avec les boissons, et réservez.
Barbacoa d'agneau chez El Hidalguense, Roma Sur
Ici, barbacoa désigne de l'agneau cuit toute la nuit dans un four creusé dans la terre, enveloppé de feuilles de maguey, à la manière d'Hidalgo. Il arrive avec un consommé tiré des jus de cuisson et des tortillas pressées à la main.
El Hidalguense, 155, calle Campeche, n'ouvre que du vendredi au dimanche, de 7 h à 18 h, et les meilleurs morceaux partent tôt. Comptez 300 à 500 pesos par personne ; la viande se vend au poids, à plus de 1 000 pesos le kilo selon des avis récents.
Chiles en nogada à la Hostería de Santo Domingo, Centro Histórico
Un piment poblano farci d'un picadillo de viande, de fruits et de fruits secs, nappé d'une crème de noix froide et parsemé de grenade : vert, blanc et rouge, les couleurs du drapeau. C'est un plat de fin d'été, d'août à septembre, autour de la fête de l'Indépendance du 16 septembre.
La Hostería de Santo Domingo, 72, calle Belisario Domínguez, dit recevoir des clients depuis 1860 et sert des chiles en nogada toute l'année. Il existe des demi-portions ; comptez quelques centaines de pesos pour un piment entier.
Mole madre chez Pujol, Polanco
Le restaurant d'Enrique Olvera, doublement étoilé au Guide Michelin, sert son plat le plus connu sous la forme de deux cercles dans la même assiette : un mole frais et un mole madre réchauffé et nourri chaque jour depuis des années, plus de 2 800 fois en 2022.
Pujol se trouve au 133, calle Tennyson. D'après des relevés récents, le menu dégustation en salle coûte environ 3 600 pesos et l'omakase de tacos au comptoir autour de 4 000 pesos, hors boissons. Réservez des semaines à l'avance.
Tostadas chez Tostadas Coyoacán, Mercado de Coyoacán
Dans le marché couvert de la calle Ignacio Allende, ce stand garnit des tortillas croustillantes depuis plus de soixante ans : tinga de poulet, pied de porc, crevettes, poulpe, ceviche et une vingtaine d'autres options.
Une tostada à la tinga coûte environ 30 pesos, les versions de la mer un peu plus ; la plupart des clients dépensent moins de 250 pesos. Le stand ouvre tous les jours de 11 h à 18 h, idéal pour déjeuner avant une promenade sur les places de Coyoacán.
Roulé à la goyave chez Panadería Rosetta, Roma Norte
Elena Reygadas, élue meilleure cheffe du monde par The World's 50 Best Restaurants en 2023, a ouvert sa boulangerie au 179, calle Colima, en 2012. Son rol de guayaba est une pâte feuilletée levée roulée avec de la pâte de goyave et du fromage frais, une version pâtissière de l'ate con queso, l'accord mexicain de pâte de fruits et de fromage.
Les places assises sont rares et la file s'allonge le week-end au matin ; prenez-le à emporter et mangez-le sur un banc dans les rues arborées du quartier.
Churros et chocolat chaud chez El Moro, Centro Histórico
El Moro frit des churros au 42, Eje Central Lázaro Cárdenas, depuis 1935 et ouvre 24 heures sur 24. Commandez-les chauds, roulés dans le sucre, avec une tasse de chocolat pour les tremper : mexicain, espagnol, français ou amer.
Un churro coûte 15 pesos, quatre 56 pesos et un chocolat normal 80 pesos ; la formule chocolat et quatre churros revient à 125 pesos.
Pulque chez Las Duelistas, Centro Histórico
Le pulque, sève fermentée de l'agave maguey, se buvait dans la vallée bien avant l'arrivée des Espagnols. Il est épais, légèrement acide et peu alcoolisé ; les curados sont mélangés à des fruits, de l'avoine ou du céleri.
Las Duelistas, 28, calle Aranda, près du Mercado de San Juan, est l'une des pulquerías les plus connues de la ville, avec ses murs peints et ses tables partagées. Les verres démarrent vers 40 pesos. Ouvert de 10 h à 21 h, fermé le dimanche.
Marchés, quartiers et quand y aller
- Mercado de San Juan, Centro : produits d'exception, fromages, gibier et importations.
- Mercado de la Merced, Centro : le plus grand marché traditionnel de la ville, pour les piments, les épices et les moles au kilo.
- Mercado de Medellín, Roma Sur : produits de toute l'Amérique latine et bons comptoirs pour déjeuner.
- Roma Norte et Condesa : restaurants, boulangeries, cafés et bars à cocktails à distance de marche.
- Centro Histórico : cantinas, churrerías, pulquerías et les plus anciennes taquerías.
- Horaires : le déjeuner, entre 14 h et 17 h, est le repas principal ; l'al pastor se mange la nuit, la barbacoa le week-end au matin, les chiles en nogada en août et septembre.
- Maïs de rue : esquites et elotes se vendent le soir sur des charrettes dans tous les quartiers ; notre recette de l'elote montre comment on les assaisonne.
Que manger à Mexico : questions fréquentes
Manger à Mexico coûte-t-il cher ? Pas dans la rue : les tacos coûtent environ 20 à 40 pesos pièce et un déjeuner au marché dépasse rarement 250 pesos. Un déjeuner de poisson chez Contramar monte à quelques centaines de pesos, et le menu dégustation de Pujol coûte environ 3 600 pesos hors boissons.
Quel est le plat le plus typique de Mexico ? Les tacos al pastor sont la signature de la ville, mais les habitants ajouteraient les quesadillas, qui dans la capitale ne contiennent pas forcément de fromage, et la barbacoa du dimanche.
La cuisine de rue est-elle sûre ? Choisissez des stands fréquentés où l'on cuisine à la minute et où le débit est élevé, et suivez la file des habitants. La plupart des visiteurs mangent chaque jour à des stands.
Faut-il réserver ? Pour Pujol, Contramar et les autres restaurants avec service à table, oui. Taquerías, marchés et boulangeries fonctionnent avec la file d'attente.
Où réserver en premier
Pujol, 133, calle Tennyson, Polanco : la réservation à obtenir avant le vol, des semaines à l'avance.
Contramar, 200, calle Durango, Roma Norte : réservez un déjeuner tardif et commandez les tostadas au thon et le poisson a la talla.
Hostería de Santo Domingo, 72, calle Belisario Domínguez, Centro Histórico : pour les chiles en nogada, de préférence tant que dure la saison. Terminez par un café : le grain mexicain vit un beau moment, et un café de Veracruz vient de remporter le titre latino-américain.


